Wednesday, November 29, 2017

City Branding le cas de Saïgon


Branding est un terme anglo-saxon attaché le plus souvent à des entreprises ayant une vocation commerciale. Le but du Branding est de promouvoir une image (positive) qui résume bien l’entreprise. Par extension le terme peut être employé dans différents domaines, le tourisme notamment. Le but de cet article est de déceler les clefs qui caractérisent le Branding de Saigon mais aussi les problématiques qu’elle soulève.
Au niveau national, le Vietnam a accueilli en 2015 près de 8 millions d’étrangers (beaucoup provenant de Chine) et 57 millions vietnamien (tourisme interne). De ce chiffre découle 2,25 millions de personnes travaillant dans le secteur touristique et à peu près 6,6% du PIB. Le premier ministre table sur un secteur touristique représentant 10% du PIB soit 15 millions de visiteurs en plus d’ici 2020.
Pour la seule ville d’Ho-Chi-Minh-Ville, la croissance annuelle du secteur touristique est de 15-16% générant un revenu de 165 000- 170 000 milliard de Dong, ceci représentant 11% du PIB municipal. De plus depuis le Đổi Mới le Vietnam cherche à se moderniser et à s’adapter à sa nouvelle clientèle étrangère.

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Plan en coupe du projet d’hôtel « Lavenue Crown Hotel » près de la cathédrale Notre Dame et du Bureau de Poste

C’est dans ce contexte que la notion de Branding prend sens. Elle vise à promouvoir une certaine image du Vietnam, à la fois moderne (constructions de mall comme Vicom Center en 2010 ou Saigon Paragon en 2009) et « typique » (mise en valeur du patrimoine colonial comme l’Opéra de Saïgon, ou l’ancien hôtel de ville). Comme on peut voir sur cette carte tous les monuments célèbres sont signalés. Cette nouvelle modernité du Viet Nam doit être entretenue, de ce fait la municipalité et le gouvernement mettent en place des travaux visant à adapter les monuments pour les touristes mais aussi à les accueillir (Hotels) pour qu’ils consomment. 


Carte touristique d'Ho Chi-Minh -Ville présentant les monuments emblématiques , Vietnam.


La conséquence directe est une uniformisation du paysage Saïgonnais, intercalé sur un modelé occidental avec boutiques de luxe (Versace, Gucci…), routes où circulent les voitures… Cette modernisation menace les quartiers « populaires » restés authentiques (rues bondées de commerces ambulants). Le risque pour le Vietnam dans cette modernisation forcenée est d’y perdre son âme.




  
                                                Illustration 2 - Loisirs et émergence d’une société de consommation mondialisée à Hồ Chí Minh Ville
Passants se faisant photographier devant un bonhomme de neige HSBC témoignant de l’émergence d’une société de consommation mondialisée à Hồ Chí Minh Ville





Pierre Jacquemet

Jeanne Rock

Thursday, November 23, 2017

City branding : l’image de la ville


                Le city branding est le fait d’appliquer des stratégies de marketing pour promouvoir et valoriser une ville. Différents aspects peuvent alors être mis en avant : certaines métropoles préfèrent mettre en valeur leurs quartiers historiques, d’autres encore leurs places plus modernes.

                Nous allons voir deux exemples très dissemblables de villes asiatiques ayant mis en place des stratégies de mise en tourisme et de valorisation.

              Tout d’abord, à Saigon au Vietnam, nous pouvons directement voir que plusieurs styles d’architecture se côtoient : les bâtiments à héritage colonial, les immeubles bas typiquement vietnamiens ; mais aussi de grandes avenues commerciales de luxe, construites à l’image des Champs-Elysées parisiens. Or, les touristes occidentaux semblent plutôt attirés par ces quartiers traditionnels et les petites échoppes. Pourtant, ce n’est pas ce que la municipalité met en valeur. En effet, avec l’élévation du niveau de vie simultané dans plusieurs pays d’Asie, le tourisme inter-asiatique s’est grandement développé ces dernières années, et avec cela, des stratégies de city branding sont apparues. Le centre de Saigon a alors été reconstruit en fonction des attentes de ces touristes asiatiques, qui préfèrent faire des achats dans des magasins luxueux en bordure de larges avenues modernes. Tout cela a bien entendu été fait au détriment de la partie traditionnelle de la ville, comme s’il fallait la cacher pour ne montrer que les « beaux » bâtiments neufs ou d’héritage colonial français pourtant désertés par les habitants de Saigon.

La boutique Louis Vuitton à Saigon, Vietnam

                A Xian en Chine, la stratégie est tout autre. En effet, son city branding se révèle plutôt tourné vers l’international ; la ville étant celle abritant la célèbre armée enterrée. Mais pourtant, les locaux s’intéressent aussi à cette partie historique de la ville car ils se sentent fiers d’appartenir au cœur de la Chine et proches des dynasties passées. A Xian, s’est également développé une immense rue commerciale juste en face de la grande pagode. Cette rue est devenue très animée mais est surtout occupée par des touristes asiatiques et internationaux. Surtout que le quartier musulman de la ville n’est pas loin et attire les foules intéressées par la route de la soie. Ici, le patrimoine urbain et les monuments sont véritablement mis en valeur, notamment grâce à de nombreux éclairages. Les tourismes culinaires et culturels ont également une place très importante dans la ville : de nombreux touristes essaient le costume traditionnel afin de prendre des photos puis peuvent essayer des plats locaux dans la rue.

La pagode mise en valeur par des éclairages à Xian, Chine

                 A Kuala Lumpur en Malaisie, le gouvernement a mis l’accent sur le développement de quartiers neufs qui offrent beaucoup de commerces tout en cachant les parties de la ville qui ne semblaient pas assez attrayantes ; par exemple les quartiers des immigrés qui sont maltraités et où la présence policière est très forte. Or ces nouveaux quartiers, comme le quartier chinois ou le quartier indien, ont été grandement déserté par les locaux mais également par les touristes qui les jugeaient trop artificiels (ils définissent le quartier comme un « Disneyland indien »). En revanche, dans cette même ville, certains quartiers touristiques sont adorés des habitants alors que les touristes ne les visitent jamais. Le centre historique quant à lui, qui offre un paysage cosmopolite d’héritage culturel n’est pas une priorité pour le gouvernement et n’est donc pas mis en valeur, il y a donc de gros problèmes de délabrement et de pollution. Tout cela pose un frein à la globalisation de Kuala Lumpur qui n’est pas assez tournée vers la multiculturalité pour être visible à l’échelle internationale, elle est alors définie actuellement comme « demi-globalisée ».

Le quartier indien à Kuala Lumpur, Malaisie

                         Le city branding est donc un ensemble de stratégies qui peuvent se révéler être à double tranchant. En effet, cela améliore considérablement la visibilité de la ville et les touristes peuvent alors venir facilement. Les touristes et les locaux peuvent cohabiter sereinement mais parfois les stratégies de mise en valeur sont tellement focalisées sur les quartiers touristiques très modernes que la vie des habitants en est oubliée et les quartiers traditionnels mis à l’écart. Il est alors important de mettre en place des stratégies de city branding qui participeraient non seulement à l’essor de la ville mais également à l’amélioration des conditions de vie de la population locale. En effet, si l’identité nationale est mise de côté, les habitants, ne s’y reconnaissant plus, vont déserter les lieux et la ville ne sera plus qu’un îlot artificiel dédié au tourisme de masse.

Chloé Alcaïno

Tuesday, November 14, 2017

Saigon : Evolution, urbanisme et patrimoine


La ville de Saigon renommée Ho Chi Minh ville en 1976 a subi plusieurs mutations au cours de son histoire. Ces changements dans l’urbanisme sont à lier avec l’influence des puissances voisines et étrangères. En effet, dans un premier temps suite à l’installation de commerçants chinois au XVIIe siècle, la ville s’est tournée vers un impératif commercial avec pour caractéristiques des boutiques au rez-de-chaussée et une forte connexion aux canaux par exemple…
Avec la présence française c’est un nouveau concept d’urbanisme qui s’implante au Vietnam. Inspiré par les rénovations haussmanniennes, c’est une ville avec tout le confort occidental qui est créée dans les années 1860 (espaces verts, hiérarchie des rues en damier…). La fonction commerciale est ingérée et rationalisée dans le nouvel urbanisme (ville peu dense, arborée, avec des villas).

Plan du projet Coffyn (nom du colonel qui l’a mis en place) le plus représentatif de ce réaménagement.
Ce projet avait tout d’abord pour but d’étendre les limites de la ville de sorte à ce qu’elle suive un plan orthogonale entourée de toute part par différents cours d’eau. Il avait aussi pour but de construire des infrastructures permettant d'accueillir jusqu’à 500 000 personnes séparés en deux quartiers principaux : l’un administratif et l’autre commercial caractérisé par un tout nouveau système d’acheminement des eaux souterrain. Même si le plan n’a pas entièrement fonctionné, il a permis à la ville de s’étendre considérablement. Et petit à petit la future métropole du Sud-Vietnam voit se mettre en place une structure urbaine moderne, dont les empreintes perdurent en centre-ville jusqu’à aujourd’hui.
Par exemple en ce qui concerne les bâtiments et l’architecture de la ville, il y a encore très clairement une trace du passage colonial. On le voit avec les nombreuses villas coloniales ou autres constructions de ce type qui ont été conservées en changeant simplement leur fonction. Le patrimoine que Ho Chi Minh Ville mit en valeur est bien le patrimoine laissé par la période coloniale et non celui qu’on peut apercevoir dans les quartiers chinois par exemple. Cela s’explique par le fait que la ville attire de plus en plus de touristes venant de toute l’Asie et que ces derniers recherchent une certain “exotisme”, qu’ils trouvent dans les bâtiments de type occidentaux.

Cependant au vu de la modernisation du Vietnam, l’urbanisme tend à se modifier. Il y a la présence de plus en plus forte d’immeubles, de zones résidentielles… Cette modification de l’urbain induit une mutation des rapports sociaux, la rue comme élément de la sociabilité vietnamienne laisse place aux relations de voisinage dans l’immeuble. En revanche on constate la résurgence des anciens modes de sociabilité. On voit notamment des portes laissées entrebâillées, solidarités de voisinage (coiffeur, éducation…).
Pour finir, voici un plan de la ville aujourd’hui :





Pierre Jacquemet

Jeanne Rock

Tuesday, November 7, 2017

Questions de patrimoine à Hong Kong

Lorsque l’on parle d’aménagement urbain à Hong Kong, le facteur environnemental est à prendre absolument en considération. Sur un territoire limité, dont la topographie et l’écologie constituent un défi pour la ville, la marge de manœuvre est forcément réduite. Le développement urbain de la ville s’est fait en parallèle de son développement économique rapide, et pour que cette essor se poursuive il est capital de dynamiser l’espace et de l’optimiser. En témoignent les plans d’urbanisme mis en place depuis les années 1970 concentrés sur l’agrandissement des réseaux de transports et sur la multiplication des gares et points d’accès à ces transports. Ces derniers deviennent des centres économiques dynamiques et stimulant dans les zones touchées, et constituent un véritable marché d’avenir. 


 
On comprends alors aisément que cette tendance se poursuive au dépends des infrastructures préexistantes, qui en dépits de leur valeur patrimoniale constituent un obstacle à cette optimisation. La destruction de lieux de mémoire ne se fait pas sans opposition, comme dans les cas célèbres de l’embarcadère du Star Ferry et de l’ancienne tour de l’horloge, détruits en 2006 au profit d’une voie rapide. Fermé en 2007 pour être détruit, l’embarcadère Queen’s Pier a mobilisé autour de sa disparition des manifestations et sit-in le défendant comme un symbole culturel de la pratique du ferry à Hong Kong.

En particulier depuis la rétrocession à la Chine en 1999, les controverses sur le maintien des lieux de patrimoines se sont multipliées, et ont vu s’affronter les protecteurs de ces lieux et les milieux d’affaire impliqués dans les plans urbains déjà évoqués. Des milieux soutenus par le gouvernement de la région. Le soutient des quelques ONG locales et internationales est d’une aide limitée, d’autant que le gouvernement ne cherche pas à consacrer des lieux clés de la ville comme témoins d’une culture propre à Honk Kong. À ce titre, il est intéressant de noter que les lieux mentionnés ne sont pas forcément significatifs d’un patrimoine en soi, mais leur destruction mobilise et émeut néanmoins. Alors que d’autres témoignages urbains ont été par le passé détruit en nombres sans que cela ne suscite une opposition, comme les bâtiments coloniaux rasés dans les années 1960 et 1970.

Ainsi, comme le montre Sebastian Veg, il y a à Hong Kong un problème dans la notion même du patrimoine, et dans le maintient des lieux de mémoire qui sont très peu présents. La mémoire culturelles étant beaucoup plus liée aux pratiques et à la sphère privée, non à la ville et l’espace public.

Probablement en relation avec ces destructions, et avec l’essor récent de l’influence culturelle de Hong Kong dans le monde - notamment grâce au cinéma - un mouvement subséquent de réinvestissement des espaces urbains pour la promotion de la mémoire culturelle a vu le jour. Des zones moins dynamiques et délaissées industriellement se sont vues prise d’assaut par des collectifs d’art, des musées et des centres d’exposition, comme la zone industrielle de North Point, ou le projet de West Kowloon. La montée en reconnaissance et influence de ces lieux, même si elle ne bénéficie que d’un appui limité du gouvernement (mais appui tout de même), est probablement le creuset d’un regain de projection patrimoniale dans l’urbain. De nouveaux lieux de mémoire.


Sources :

Henry, Gérard, « Art et Culture : Hong Kong ou la création d’une mémoire collective », Perspectives chinoises [En ligne], 2007/2 | 2007, mis en ligne le 03 avril 2008, consulté le 25 octobre 2017. URL : http://perspectiveschinoises.revues.org/2853


Tiry, Corinne, « Hong Kong : un avenir urbain modelé par les transports ferroviaires », Perspectives chinoises [En ligne], 78 | juillet-août 2003, mis en ligne le 06 novembre 2006, consulté le 25 octobre 2017. URL : http://perspectiveschinoises.revues.org/154
 
Veg, Sebastian, « Le patrimoine culturel à Hong Kong », Perspectives chinoises [En ligne], 2007/2 | 2007, mis en ligne le 01 avril 2010, consulté le 25 octobre 2017. URL : http:// perspectiveschinoises.revues.org/2783

Le patrimoine urbain face à la modernisation à Pékin

Le patrimoine urbain face à la modernisation à Pékin

La Chine connaît depuis la fin des années 70, une ère de réformes visant à moderniser la république populaire, sortie déstabilisée du Maoïsme. Passée la nécessité de faire “table rase du passé” de l’ère maoïste, la situation a donc évolué, les autorités ont pris conscience des avantages que présente la conservation du bâti ancien. L'urbanisme chinois n'échappe pas à la modernisation et tente de s'adapter aux bouleversements économiques et socio-culturels que soulève la transformation du pays.
Le cas de Beijing est à part au sein de la problématique urbaine chinoise. La capitale impériale possède un patrimoine urbain ancien très développé, notamment un maillage de voirie complexe. Les pékinois passent pour une population attachée à l’histoire du pays, leur conscience du passé étant maintenue par l'omniprésence du patrimoine évoquée ci dessus. Les besoins d’aménagements de la ville sont cependant parmi les plus importants du pays, la ville attire un nombre grandissants de travailleurs et de touristes et se modernise en conséquence.
C’est dans ce contexte que s’affrontent les velléités de conservation et de modernisation. Ainsi, habitations traditionnelles, temples, et paysages urbains représentatifs disparaissent face à l’accélération de l’urbanisation, remplacés soit par de nouveaux bâtiments, soit par une reconstruction du patrimoine à l’identique, mais qui pose ainsi un soucis d’authenticité. En effet, la mondialisation, entre autres effets, amène les états en compétition à la valorisation recreo-culturelle de leurs territoires, la « touristification ».
La marchandisation des espaces urbains patrimoniaux à Pékin connaît deux dynamiques. D’une part la rentabilisation de grands espaces modernisés au maximum souvent sans prise en compte de l’historicité des lieux, et d’autre part, la mise en place d’espaces patrimoniaux protégés La municipalité pékinoise place en effet certains quartiers sous protection. Ces zones protégées jouent un grand rôle dans l'attractivité de la ville tant pour les étrangers que pour les chinois eux-mêmes. Mais il convient de noter que cette valorisation reste sélective : le gros des hutongs et des quartiers traditionnels cèdent la place aux aménagements suburbains.
Si ces pratiques ne sont pas forcément contestables du point de vu de la conservation du patrimoine, présentant juste un modèle différent de l’européen, elles peuvent cependant l’être dans leur impact sur la population. Pour les plus pauvres notamment,  qui sont parfois chassés de chez eux par les aménagements. Souvent très mal indemnisés et obligés de trouver des quartiers moins onéreux pour vivre plus loin dans la périphérie de la ville, bien loin du centre où ils vivaient précédemment, leur déracinement est la cause de tensions sociales supplémentaires.

Guilhem Cousin-Thorez et Ludivine Gérard
Sources :
Patrimoine et tourisme urbain. La valorisation de l’authenticité à Lyon et Pékin, Yves Bonnard et Romain Felli,Journal of Urban Research, 2008
Un lien vers le site du Beijing Cultural Heritage Protection Center, une ONG de protection du patrimoine culturel pékinois
(http://en.bjchp.org/?page_id=15)
L'avenir du vieux Pékin et le conflit entre modernisation et conservation, Sandrine Chenivesse, 2002.
(http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_2002_num_89_1_3580)
La médecine chinoise et la tentation du patrimoine, Fréderic Obringer, 2011
(https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00661759/document)



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Chine, environnement et philosophie, René Barbier

PÉKIN, SHANGHAI, HONG KONG TROIS DESTINS DE VILLES DANS L'ESPACE CHINOIS Thierry Sanjuan, 2001
(https://www.cairn.info/revue-herodote-2001-2-page-153.htm)
Le patrimoine ä Pekin, entre destruction et detournement Les effets d'une gouvernance urbaine entrepreneuriale,Romain Felli, 2005
(https://www.geogr-helv.net/60/275/2005/gh-60-275-2005.pdf)
La contribution de la Culture Traditionnelle Chinoise à la communication sur le Développement Durable Min Li
(https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00624573/document)

Monday, November 6, 2017

Y'a t-il une préservation et une évolution du patrimoine à Séoul ?

Le ​ ​patrimoine ​ ​culturel ​ ​est ​ ​une ​ ​transmission ​ ​à ​ ​une ​ ​personne, ​ ​une ​ ​ville, ​ ​un ​ ​pays, ​ ​et ​ ​même ​ ​de
l’humanité.
​ ​Cette ​ ​transmission ​ ​de ​ ​cet ​ ​ensemble ​ ​de ​ ​richesses, ​ ​transmissent ​ ​par ​ ​les
générations
​ ​précédentes, ​ ​est ​ ​évaluée ​ ​comme ​ ​un ​ ​héritage ​ ​commun ​ ​qui ​ ​est ​ ​constitué ​ ​par ​ ​des
monuments,
​ ​des ​ ​sites ​ ​archéologiques, ​ ​des ​ ​œuvres ​ ​d’arts, ​ ​mais ​ ​aussi ​ ​par ​ ​des ​ ​traditions ​ ​et
des
​ ​savoir-faire ​ ​d’autrefois. ​ ​Il ​ ​existe ​ ​différents ​ ​types ​ ​de ​ ​patrimoine, ​ ​comme ​ ​le ​ ​patrimoine
naturel
​ ​qui ​ ​se ​ ​compose ​ ​de ​ ​sites ​ ​naturels ​ ​et ​ ​des ​ ​espèces ​ ​qui ​ ​y ​ ​vivent.
La
​ ​protection ​ ​du ​ ​patrimoine ​ ​peut ​ ​aussi ​ ​bien ​ ​être ​ ​matériel ​ ​qu’immatériel. ​ ​A ​ ​Séoul, ​ ​plusieurs
projets
​ ​de ​ ​préservation ​ ​et ​ ​de ​ ​protection ​ ​sont ​ ​mis ​ ​en ​ ​place ​ ​chaque ​ ​année, ​ ​comme ​ ​le ​ ​célèbre
Tripitaka
​ ​Koreana. ​ ​La ​ ​préservation ​ ​peut ​ ​être ​ ​effectuée ​ ​sous ​ ​plusieurs ​ ​formes, ​ ​afin​ ​de
conserver
​ ​d’une ​ ​telle ​ ​manière ​ ​à ​ ​ce ​ ​qu’il ​ ​y ​ ​est ​ ​toujours ​ ​une ​ ​trace ​ ​de ​ ​ce ​ ​patrimoine ​ ​:
numérique,
​ ​copie ​ ​du ​ ​patrimoine... ​ ​Il ​ ​existe ​ ​donc ​ ​un ​ ​lien ​ ​étroit ​ ​entre ​ ​le ​ ​patrimoine ​ ​matériel ​ ​et
immatériel.
​ ​Avec ​ ​la ​ ​forte ​ ​modernisation, ​ ​la ​ ​République ​ ​de ​ ​Corée ​ ​s’est ​ ​inspirée ​ ​des ​ ​mesures
créées
​ ​au ​ ​Japon, ​ ​qui ​ ​n’est ​ ​autre ​ ​que ​ ​la ​ ​protection ​ ​du ​ ​patrimoine ​ ​culturel ​ ​immatériel. ​ ​Ce
dispositif
​ ​comprend ​ ​des ​ ​œuvres ​ ​culturelles ​ ​immatérielles ​ ​ayant ​ ​une ​ ​valeur ​ ​culturelle,
artistique,
​ ​historique...qui ​ ​permet ​ ​de ​ ​montrer ​ ​les ​ ​modifications, ​ ​mais ​ ​surtout, ​ ​l’évolution ​ ​de
vie
​ ​des ​ ​coréens ​ ​et ​ ​de ​ ​son ​ ​patrimoine.
Les
​ ​coréens ​ ​comme ​ ​d'autres ​ ​pays ​ ​d'Asie ​ ​ne ​ ​conservaient ​ ​pas ​ ​leurs ​ ​monuments ​ ​historiques.
Ils
​ ​les ​ ​détruisaient ​ ​pour ​ ​construire ​ ​d'autres ​ ​bâtiments ​ ​plus ​ ​modernes. ​ ​Comment ​ ​démontrer
l’évolution
​ ​du ​ ​patrimoine ​ ​dans ​ ​une ​ ​ville ​ ​comme ​ ​Séoul ​ ​qui ​ ​ne ​ ​cesse ​ ​de ​ ​bouger ​ ​et ​ ​de ​ ​changer
de
​ ​plus ​ ​en ​ ​plus ​ ​vite ​ ​? ​ ​Le ​ ​patrimoine ​ ​est ​ ​conservé ​ ​comme ​ ​certains ​ ​temples ​ ​et ​ ​palais, ​ ​se
retrouvant
​ ​entourés ​ ​d'immeubles ​ ​tous ​ ​plus ​ ​ultra ​ ​moderne ​ ​les ​ ​uns ​ ​que ​ ​les ​ ​autres, ​ ​mais
protégés
​ ​par ​ ​la ​ ​volonté ​ ​des ​ ​coréens ​ ​à ​ ​préserver ​ ​leur ​ ​identité ​ ​​ ​au ​ ​colonialisme ​ ​japonais ​ ​et
à
​ ​s'affirmer ​ ​en ​ ​tant ​ ​que ​ ​culture ​ ​à ​ ​part ​ ​entière ​ ​entre ​ ​les ​ ​deux ​ ​grandes ​ ​puissances ​ ​qui
l'entourent.
​ ​De ​ ​nombreux ​ ​musées ​ ​sont ​ ​créés ​ ​rappelant ​ ​les ​ ​périodes ​ ​les ​ ​plus ​ ​dures ​ ​de ​ ​l'Histoire
(comme
​ ​la ​ ​prison ​ ​de ​ ​Seodaemun ​ ​qui ​ ​fut ​ ​transformée ​ ​en ​ ​musée ​ ​pour ​ ​retracer ​ ​la ​ ​période
sous
​ ​colonisation ​ ​japonaise) ​ ​ou ​ ​juste ​ ​pour ​ ​rappeler ​ ​les ​ ​anciennes ​ ​traditions ​ ​du ​ ​pays.
Le
​ ​patrimoine ​ ​dans ​ ​la ​ ​ville ​ ​de Séoul ​ ​est ​ ​donc ​ ​protégé ​ ​et ​ ​ayant ​ ​des ​ ​évolutions ​ ​afin ​ ​de ​ ​préserver tout ​ ​héritage ​ ​de ​ ​cette ​ ​nation. ​ ​Ce ​ ​patrimoine ​ ​et ​ ​tout ​ ​ce ​ ​qui ​ ​l'entoure, ​ ​ne ​ ​cessera​ ​d'évoluer ​ ​et de ​ ​se ​ ​densifier ​ ​tant ​ ​que ​ ​l'être ​ ​humain ​ ​avancera ​ ​dans ​ ​les ​ ​siècles.

Par Marjolaine S et Charlotte BS
Sources : 
http://www.culturecommunication.gouv.fr/Thematiques/Patrimoine-culturel-immateriel/Candidater-instances-et-modalites/La-legislation-sur-le-PCI-dans-le-monde/La-legislation-sur-le-patrimoine-culturel-immateriel-en-Republique-de-Coree 

 https://www.universalis.fr/encyclopedie/seoul/4-entre-patrimoine-architectural-menace-et-desordres-urbains/ 

 icom.museum/fileadmin/user_upload/pdf/.../p22_2004-4.pdf