Wednesday, October 11, 2017

Démolitions et reconstructions dans la ville de Hanoï

Démolition et reconstruction dans la ville de Hanoï
        Comme nous l’avons expliqué dans notre précédent billet, Hanoï est une ville en pleine transition au niveau de son urbanisation, de sa démographie, de son économie et de son attraction touristique (nomination à l’UNESCO en 1999).
De nouveaux projets émergent par cette nécessité comme en 1998, où l’accent est mis sur la rénovation et la construction des voies de communication. Outre la solution de s’étendre, la destruction de l’ancien pour reconstruire des édifices rationalisant l’espace (loger le plus de personnes possibles sur une surface réduite) semble être une autre réponse à ce problème. Cependant cette solution apporte des difficultés sociales, notamment dans les déplacements de population parfois très loin de leurs lieux d’origine et leurs maigres compensations.
Corrélée à cette problématique, se pose alors l’interrogation sur la préservation du patrimoine. En effet, dans la mesure où la ville devient de plus en plus touristique, il devient nécessaire de préserver et rénover les anciennes constructions. Par exemple, le quartier français de Hanoï menacé depuis quelques années par de nombreux projets immobiliers qui détruisent les villas coloniales tant appréciées par les étrangers. Pour parer à cette menace, une identification de 1400 bâtiments coloniaux a été dressée, dont 600 considérés comme « exceptionnels ». Avec l’aide de l’IMV, Hanoi a ensuite bloqué toutes mesures de destruction en attendant l’élaboration d’un projet de sauvegarde et de restauration.

Plan des règlements d’urbanisme au sein du quartier français de Hanoï en vue de sa préservation

Donc malgré les nombreuses destructions occasionnées par la pression démographique, des mesures de sauvegarde du patrimoine sont mises en action. Cependant, elles sont principalement le fait de pressions et d’accords internationaux plus que d’une réelle volonté politique même si Hanoi en tire des bénéfices touristiques et économiques.
Pour finir, il est également important de noter que le rythme des constructions et des démolitions au sein de Hanoi entraîne une grande production de déchets industriels, notamment de béton provenant de bâtiments démolis. Ces déchets, nommés C&D (Construction & Demolition), augmentent, sans être recyclés, au fur et à mesure que croît la ville. Ce faible recyclage s’explique par un nombre restreint d’infrastructures spécialisées et une demande peu élevée. De plus l’enfouissement de ces déchets coûtent moins cher.
Quertamp Fanny, « La périurbanisation de Hanoi. Dynamiques de la transition urbaine vietnamienne et métropolisation », Annales de géographie, 2010/1 (n° 671-672), p. 93-119. DOI : 10.3917/ag.671.0093. URL : https://www.cairn.info/revue-annales-de-geographie-2010-1-page-93.htm
http://www.academia.edu/8719465/Hanoi_une_ville_en_mouvement-Limpact_dune_nouvelle_infrastructure_de_transport_sur_le_d%C3%A9veloppement_urbain
Nguyen Quan Son, « La métropolisation à Hanoi : un éclairage par les croissances et dynamiques urbaines », Moussons [En ligne], 25 | 2015, mis en ligne le 24 septembre 2015, consulté le 10 octobre 2017. URL : http://moussons.revues.org/3272 ; DOI : 10.4000/moussons.3272
Huynh Thi Bao Chau, Patrimoine architectural, urbain, aménagement et tourisme: ville Hôi An–Viêt Nam, Toulouse 2, 2011.
Jeanne Rock
Pierre Jacquemet
Célyne Degas

Chloé Alcaïno

Wednesday, October 4, 2017

Prendre la mesure d'une ville : Séoul, ville de lumière



               
 Moteur d’une croissance économique exceptionnelle, Séoul est également un symbole touristique et culturel de renommée mondiale. Malgré l’invasion japonaise, elle a su conserver ses traditions cachées, les ruelles étroites des vieux quartiers et se réinventer au fil des années.



La vie est particulièrement agréable pour les habitants de la ville électrique, dès 2014 le gouvernement coréen a mis en place des mesures politiques pour améliorer leur quotidien.
Séoul possède l’un des réseaux de transport les plus performant au monde, avec un réseau de bus comptant près de 200 lignes, les stations sont indiquées en anglais et les rames de métro annoncés en Anglais, Chinois, Japonais et bien évidement, Coréen, ce qui traduit sa modernité et son implication à l’international.
 
L’aéroport international d’Incheon se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la ville, il est construit sur une face gagnée sur la mer qui accueille également de nombreux hôtels. Les compagnies aériennes Korean Air et Asiana ont des liaisons dans toutes les plus grandes villes d’Extrême orient et de l’Asie du Sud-Est.
Le train, KTX - équivalent de notre TGV- circule en Corée du sud depuis 2004, le trajet reliant les deux plus grandes villes de Corée, Séoul-Busan se fait en 3h.

Le gouvernement s’implique dans la gestion de la pollution de la ville en mettant en place des infrastructures telles que le réseau des bus électriques et encourage ses habitants à prendre le vélo. La politique environnementale de la ville est un modèle international, Séoul a remporté en avril
2017 l’Earth Hour City Challenge, compétition organisée par WWF dans le but d’honorer les villes engagées en faveur du climat. Depuis 2011, une politique de « désengorgement » de la ville est mise en place, notamment dans le domaine des transports, en parallèle, le gouvernement a lancé en 2012 une initiative d’économie de la production électrique. La mégapole encourage les particuliers et les entreprises à produire du courant à partir d’énergies renouvelables.
Les cinq principaux moteurs économiques de la ville sont :
- La mode et l’habillement
- L’imprimerie et l’édition
- Les services financiers
- Les services aux entreprises
- La création numérique
En 2010 la ville accueille un regroupement mondial et signe là son plan d’action. Elle était la première nation ne faisant pas partie de G8 à accueillir un sommet du G20, ce qui traduit son implication concernant la diplomatie internationale et sa notoriété de ville mondiale qui s’accroisse de plus en plus.

Séoul est une ville moderne, marquée par son histoire, mais tournée vers le futur. La mégapole en constante mutation ne cesse de se développer. Pas seulement ville du pays du matin calme, elle est la ville de la tombée de la nuit, illuminée et incroyablement vivante, son futur est indéniablement international.

Liens: http://french.seoul.go.kr/
Crédits photos:  http://corevasion.net/bukchon-un-village-de-hanoks-dans-la-capitale-coreenne/

Tuesday, October 3, 2017

Prendre la mesure de Mumbai

Mumbai, également appelée Bombay jusqu’en 1995, est la capitale de l’Etat du Maharashtra, dans l’ouest de l’Inde. Bien que n’étant pas sa capitale, elle en est néanmoins l’agglomération urbaine la plus peuplée du pays – 18 millions d’habitants en 2011, dont 12 millions pour la ville seule – qui rassemble 13 autres villes.


Son développement commence dès l’arrivée des occidentaux en Inde : sa position en tant que ville côtière offre un atout majeur pour le commerce, et se modernise très vite avec notamment la construction de la première ligne de chemin de fer indienne en 1853, reliant Bombay à Thane. L’agglomération de Mumbai compte aujourd’hui deux ports et une forte activité industrielle. D’abord spécialisée dans l’industrie textile à destination de l’Europe jusqu’au début du XXème siècle, la ville s’est depuis diversifiée dans ses exportations et sa production industrielles, notamment les aciéries et l’industrie automobile. De ce fait, Mumbai est en constante évolution – notamment avec la création de Navi Mumbai – et les usines de textile aujourd’hui fermées sont peu à peu remplacées au profit d’autres industries plus rentables. Une ligne de métro est également en cours de construction afin d’améliorer le transport urbain.

Mumbai est par ailleurs le berceau du Bollywood – la contraction de « Bombay » et « Hollywood » - un genre cinématographique proche de la comédie musicale, réalisés principalement en hindi et reprenant des textes littéraires ou pièces de théâtre célèbres. Depuis le début du XXème siècle la plupart de ces films sont destinés à un public international.

Mumbai est une métropole majeure de l’Inde actuelle, car elle en est la capitale économique. On y trouve par exemple les sièges sociaux de nombreuses banques indiennes ainsi que les deux Bourses que compte le pays, à savoir la Bombay Stock Exchange (BSE) et la National Stock Exchange (NSE).
En outre, la métropole avec un PIB de 820 milliards de dollars se place à la 14ème place des villes les plus riches du monde selon The Economist Times. Cependant, contrairement à ce que l'on pourrait penser, Mumbai abrite également une des populations les plus pauvres au monde. En effet, plus de 50 % de la population de Mumbai(environ 6 millions et demi de personnes) vivrait dans des bidonvilles. Ainsi, Mumbai avec ses 45,000 millionnaires, 28 milliardaires et 6 millions et demi de pauvres aurait une des populations les plus inégales au monde.


Pour conclure, Mumbai avec sa culture et son économie est sans aucun doute une métropole émergente dont certaines problématiques ralentissent malheureusement sa modernisation, comme par exemple : un système sanitaire quasi-inexistant qui a pour conséquence une pollution des eaux, de l'air et du sol.



Célyne Degas
Manon Blaya
Yuan Fang






Sunday, October 1, 2017

Inversion de séance

Attention: la séance de conférence initialement prévue le 25 octobre aura lieu le 18 octobre. Les lectures et exposé du 18 octobre sont donc reportés à la semaine suivante.